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InCeSTiCidE QuaND Tu NOuS ViOle... Tu NOuS VOle... (~ Vie IncesTueuse... Je témoigne ~) posté le samedi 19 janvier 2008 22:28

inceste, temoignage

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe

 

Ce soir, une envie me traverse,

Celle de dire, d'établir un lien de vérité, ... Un lien réclamé par ma maman ...

Pourquoi cette envie ?

Sans doute parce que ce soir un brin de femme auquel je tiens beaucoup,

S'est exprimée dans cette sphère,

Et m'a replongé sur le fil de ce bout de vie conté.

 

 

J'ai déposé mon témoignage en avril O7, du haut

d'une Stefou Conte et Contre la Sphère des Pédophiles

Aujourd'hui celle qui en écrit la suite est

Une maman qui dénonce l'inconcevable "Enfants Marchandises Sexuelles"

 

 

Tant et Tant de choses découvertes de la puanteur,

Besoin de déposer ce lien de vérité pour qu'il soit dit...

Sans doute suis je traversée par

une inquiétude de ne pas toujours pouvoir le dire

 

Alors pour toi maman,

Un bout de ce que j'ai pu comprendre de notre passé si présent

Ou bien de ce que j'ai bien voulu en entendre 

à la suite de mon témoignage.


 

- article publié le 07 AVRIL O7 -

« Stefou Conte et Contre la Sphère des Pédophiles…. Gare à Vous »

 

NON à l’Inceste, NON à la Pédophilie, NON aux Abus Sexuels

Mon Témoignage … Qui je suis …

Je suis Stéphanie, j'ai 34 ans aujourd'hui

avec deux jolies gazelles de 15 et 9 ans, mes filles.

 


Je reviens de loin...
d'une adolescence salie... pour des caresses incestueuses d'un beau père...
de tentatives de suicides... Merci à Papa de m'avoir sauvé, Merci à V. de m'avoir sauvé, Merci à P. de m'avoir sauvé...

De ces nuits, je me souviens juste d'une chose, où plutôt envie de n'en dire qu'une seule chose, une phrase... "j'aime bien votre famille, je t'aime Stéphanie, tu es belle, j'aime bien tes petites sœurs "... Ho pardon C. et E. mes jolies sœurs de vous avoir tant mis de côté, fait tant de mal... Il ne fallait pas m'approcher, vous étiez en danger vous aussi.

De mon adolescence, un souvenir incessant... Ma meilleure amie... Je lui cours après dans le couloir de l'appartement avec un sabre caché sous mon oreiller... De toutes mes insomnies, de mes petits bouts d'endormissement, au réveil, je ne devais plus avoir sans doute de repères... Ho pardon A. mon amie.

D'un soir, un souvenir qui me brûle... Ma maman... Ses bras... "Maman sauve moi, je suis alcoolique". Quel âge j'avais maman... T'en souviens tu?? 14 ans je crois... Ho pardon maman de ne pas t'avoir parlé plus tôt. Je ne sais pas... Je ne sais plus...

De ma famille, de la tendresse que je criais par de la haine... Des cris, personne ne pouvait comprendre ce mal être, personne. Je faisais partie de ces ados rebelles. Je buvais, je fumais, je devenais vulgaire, je haïssais cette société, cette vie. De ce côté rebelle, le jour où j'ai parlé sur mon lit d'hôpital, plus personne ne pouvait me croire. Ni psy, ni cette maison de centre d'ados, ni maman !! J'avais tellement bien construit ma force !! Comment une rebelle pouvait tenter de mettre fin à ses jours.

D'un collège de bien être... Où je pouvais m'endormir sur la table pendant les cours. Je devenais silencieuse... Cela devait arranger les profs que la rebelle dorme !! Merci à tous ces profs si loin des problèmes d'ados, plongés dans les programmes... Mais quoi qu'il en soit, qui ont permis que je puisse tenir debout.

ET PUIS

Un soir, il a avoué... Je suis allée du haut de mes 18 ans ou 19 ans ou 20 ans… Tout est si flou… En hurlant, dans le restaurant où il travaillait avec maman, il s'est enfui, on ne l'a plus jamais revu...

Ce soir là, je me suis sauvée de son emprise psychologique, balayé de ma tête.
Il avait AVOUE.
Je pouvais regarder les psy rencontrés depuis 6 ans qui ne pouvaient plus croire à un mensonge, le collège, les amis... Ma famille s'est retrouvée face à l'évidence.
Pauvre papa, je pense à toi. D'un divorce avec maman qui se passait bien, il a fallu qu'on salisse ta fille. Ho, si tu savais comme je te comprends papa... J'entends encore aujourd'hui ton silence, je vois ton regard vide, et tes traits de visage en colère.

A 18 ans, sans amour, j'ai rencontré un homme qui me sauvait d'une cabane où je ne voulais plus vivre... est née ma première fille T... j'avais 19 ans.
A ses 1 an le jour de son anniversaire, je suis partie ensanglantée avec elle sous les bras avec l'aide de la police, les coups devaient cesser !! Le coup de trop où T. a eu le droit à sa part, étant blottie dans mes bras.
ON NE TOUCHE PAS A MA FILLE.

Réfugiées chez ma maman, où nous étions tellement toutes abîmées, toutes, mes sœurs, maman, moi...
Maman croulait sous les dettes du restaurant, chose évidemment que je ne peux me pardonner.
Stéphanie tu as parlé... L'homme a fui... Et laisse ta maman et leur affaire commune en plan, ce « putain » de restaurant... Et lui que paye t il ?? Si loin de tout...

Mon regret maman... Pas de plainte... Pourquoi ?? Jamais je n'ai compris cela... Jamais !! Mais tout est si flou.. Tout... Peut être me l'as tu proposé... Je ne sais pas, je ne sais plus...

Donc après très peu de temps, où notre cohabitation n'était plus possible dans cette maison, je suis partie avec ma fille T. dans une maison de femmes battues, loin de tout.
Je ne veux plus penser, je ne veux plus voir, je ne veux plus sentir, je veux partir.
J'y suis restée 3 mois sans doute, peut être moins, tout est si flou...

PUIS

A 20 ans, j'ai trouvé un travail, une raison de me battre dans les droits de l'enfant, une association.
La vie était tranquille, douce, jolie... Les fantômes étaient dans un placard.

J'ai rencontré l'homme de ma vie à l'âge de 22 ans.
Un amour véritable. Sans lui je n'étais rien.
Nous avons eu M., ma deuxième fille.

T. avait alors 6 ans.

Quel homme formidable, père exemplaire, qui venait dans mes actions défendre la convention des droits de l'enfant, qui avait pris un congé parental, qui aimait T. comme sa propre fille.
Un délice de vie en sorte.
Même si moi j'avais du mal à aimer... Je l'aimais... Quoi qu'on en dise, qu'on en pense, j'ai aimé cet homme, je le sais.

Puis les fantômes sont revenus.....
T. avait alors 11 ans, je fumais une cigarette sur la terrasse. La fenêtre de sa chambre donnait au dessus.
Un avion en papier atterrit sur mes genoux.

Je le déplie.
Maman, j'ai peur
Il me l'a fait 2 fois.

Ce jour là, je suis morte.

Je monte dans la chambre, regarde T., lui dit:
"T., tu le sais ma belle, que ce que tu dis est grave, tu le sais, maman t'a dejà tout expliqué."
"Oui maman" me répond t elle.

En 5 secondes j'ai pris mes deux filles sous le bras, regardait en partant l'homme de ma vie endormi sur le canapé, et alla me réfugier chez ma sœur C.
Ma pauvre sœur... Le cauchemar recommençait... Ce n'était pas croyable... Pas lui, pas cet homme... Pas le père de M.

C'était impossible !

Sortant d'une bataille acharnée dans les tribunaux pour la garde de ma fille T., pour la protéger des coups de son papa, je connaissais déjà les difficultés qui m'attendaient. En 10 minutes je ne voulais qu'une seule chose : DES AVEUX devant témoins. Il fallait trouver une solution.

Je retourne dans ma maison avec ma sœur C.
Le père de M. était debout dans la cuisine, devant le frigo.
Je le regarde, il voit dans mes yeux sans doute une chose jamais vue. Se met à trembler et me demande ce qui se passe.
Je le regarde, je lui mens : "T. est à l'hôpital, elle a tout avoué, je veux savoir, je ne veux pas l'apprendre de la bouche des médecins, je veux t'entendre, OUI OU NON, as tu abusé de T.??

Je suis morte.

Le père de M. s'écroule, pleure et AVOUE et ne sais dire qu'une seule chose: "je ne pensais pas lui faire de mal"
Je le regarde, lui demande de partir, de quitter les lieux... et TRES VITE.

J'ai senti cette haine, je l'ai senti, si présente... L'envie de TUER.
Souvent elle me traverse, cette envie est toujours la, omniprésente. Elle plane sur moi.
Quand tous les jours on vit les dégâts irréparables de nos enfants... Elle ne peut pas vous quitter.
Je le sais comme une évidence.

Suite... Plainte... Tribunal... et découverte de toutes les injustices des couloirs de la Justice.

Plus jamais je ne me tairais... Plus jamais !!
A l'action je veux passer.


Je veux me battre au nom de mes filles. Au nom de l'action. Au nom de tous les enfants.
Je peux témoigner en tant que victime, en tant que proches de victimes, je peux parler des procédures judiciaires, de tant de choses.

_________________
Adolescente... l'Inconcevable m'a touché,
Enfant... l'Inconcevable a touché ma fille,
Voleurs d'Insouciance... Je brise la chaîne.

Plus Jamais.

 

 


- Le samedi 19 janvier 08 -

"Sur le Fil du Passé"

 

Ce témoignage déposé qui peut paraître anodin, perdu parmi d'autres témoignages, ne l'a pas été pour tout le monde.

Ce bout de vie conté... m'a mené à en discuter avec ma maman... à nous rencontrer et poser des cartes "vérités" sur la table.

J'avais besoin de savoir tout ce que j'avais gommé de ma tête. De comprendre. D'en apprendre.

Elle avait besoin de vider tout ce qu'elle avait de non dit.

 

 

  • Aujourd'hui je peux poser de nos rencontres au moins deux vérités.

Porter plainte, elle a voulu le faire.

Je m'y suis opposée.

J'ai attendu d'avoir 18 ans pour dénoncer car je savais qu'elle ne pourrait pas le faire à ma place.

Sans doute échaudée d'un psy qui a crié à ma mère que je mentais dès ma 1ère dénonciation et qui m'a coûté cher.

Je me souviens des séances interminables avec cet idiot de base.

Il disait à ma mère: "Votre fille a des lectures bien noires, elle fabule, il faut la faire soigner, elle dénonce que votre ami vient dans sa chambre !!"

 

 

Elle a souffert

Du moins, que doit on penser d'une maman qui reste près de sa fille plongée dans un coma profond, où les médecins demandent tous les jours de lui parler sans se lasser ?

A ce moment de vérité qui fait mal, je n'ai pu qu'imaginer alors ma propre fille dans cette situation de "mort" et cela a provoqué l'inimaginable en moi. La souffrance de perdre son enfant.

Je sais avec évidence que ma mère a souffert.

 

  • Aujourd'hui, après du recul, je peux poser mes émotions et mon regard
     

Je n'arrive pas à m'oter de la tête cette question

Comment une maman peut laisser si longtemps son enfant en souffrance

après une dénonciation.

Dans le bénéfice du doute, ne cherche t-on pas à creuser la vérité ?

Des tentatives de suicides, de l'alcool ? 

 

Je ne parle pas d'une maman qui n'a rien vu mais d'une maman qui savait

Moi même je n'ai rien vu pour ma propre fille

Mais merde

Je l'ai cru, j'ai agi et aujourd'hui on vole

 

Je réfléchis à ce qui a pu bloquer ... Et ce que j'en pense j'en ai honte.

Attention, je parle de ma maman...

Mais cette question peut être posée à bien des membres de ma famille

ELLE, a au moins le courage et la volonté de vouloir m'affronter pour en parler

 

Pour cela

MERCI maman

 

J'ai BeAuCouP Changé...

Si je m'éloigne, c'est que je n'ai plus le temps de me rapprocher

TRoP de TemPs écoulé... Peut Etre que l'EnVie elle aussi est morte.

 

Mais on y arrivera.

 

Ce témoignage n'est pas déposé pour intenter un procès à ma maman ou ma famille, bien au contraire...

Je souhaite qu'il permette "aussi" de comprendre la complexité de nos émotions, de ce que l'on ressent, victimes et proches de victimes.

Rien n'est simple, et personne ne détient les clefs de reconstruction.

Pour ma part, je connais la chance inouïe... D'avoir ma famille auprès de moi.

Beaucoup se sauvent des vérités contées.

 

Stéphanie

 

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Tous les commentaires liés à l'article : InCeSTiCidE QuaND Tu NOuS ViOle... Tu NOuS VOle...

  • benson a posté :jeudi 06 mars 2008 10:38

    Plus rien ne sera jamais comme avant...
  • emeline a posté :samedi 09 février 2008 21:34

    oui....je sais qu'on oublie pas...
  • Pour Joyce, Emeline, Thérèse a posté :samedi 09 février 2008 19:25

    Hello les gazelles...
    Bon je vais essayer de vous parler chinois pour vous dire que je vais bien je crois
    Je ne survis pas Thérèse, je t'assure. Je vis, je respire et j'aime le monde. Je VIS.

    Je sais que sortir du silence participe à cette reconstruction mais je sais aussi que l'on s'en sort seulement si on a la volonté (ou plutôt pas peur) de s'en sortir.

    Je vais être peut être TRES dur dans mes mots.
    J'appelle cela le syndrome de la victimisation.
    Plus rassurant pour nous de le porter que de le déplacer, d'en sortir.

    Je m'explique:
    Pour moi avec évidence on n'oublie pas, cela, c'est de l'utopie.
    Comme on n'oublie pas les beaux moments d'une vie aussi. On grave ce qui nous arrive.

    Donc si on recherche l'oubli, on perd forcément.
    OUBLIER PAS POSSIBLE
    Du coup on s'enferme inévitablement vers une quête de l'impossible.

    Mais VIVRE, cela l'est.
    Il faut réussir à accepter QUE CE QUE s'est passé ne changera pas puisque c'est passé.
    C'est accepter de le mettre à cette place. Au passé.
    Sinon comment avancer ??

    Pour beaucoup faire ce chemin d'acceptation veut dire PARDONNER.
    Alors que NON, tout est mélangé. Tout est confus.

    C'est ACCEPTER de vivre avec conscience qu'on ne changera pas les actes subis et de déplacer le poids
    - de la honte
    - de la culpabilité

    à la bonne place. Sur la bonne personne
    AUX BOURREAUX.

    On ne doit pas avoir honte de s'en sortir.
    On ne doit pas avoir honte de ne plus porter le statut de victime.

    Car cela ne veut pas dire qu'on a accepter ce qui s'est passé.

    C'est pas simple Joyce....
    Je comprends parfaitement ce que vis ton amie.
    Si tu le souhaites, n'hésite pas... On peut l'aider de façon très simple.

    Je vous embrasse
    Stéphanie
  • Thérèse a posté :samedi 02 février 2008 19:01

    C'est un témoignage émouvant, ma douce amie tu as souffert le martyr, il ne faut plus cacher les choses, il faut les dire. Tu es marquée à vie et même si tu survi s, oublié est impossible. Bisous
  • emeline a posté :jeudi 24 janvier 2008 14:10

    oui....je sais...sans ce qui c'est passé on ne serait surement pas les même aujourd'hui...oui...c'est vrai mais ça n'aurait jamais du exister!!!et la tout aurait été plus beau!!!bien que notre combat nous releveras ; les aideras a faire entrer la lumiere ouai enfin voila souffrir c'est du passé aujourd'hui on dira plutot guerrir ou meme s'épanouir oui d'accord rires
    bisous
    du noir a la lumiere et non pas le contraire n'est ce pas?
  • joyce a posté :jeudi 24 janvier 2008 10:03

    alors la je souris , je souris de savoir que tu aimes tant la vie, tu sais j'ai rencontré des femmes qui ont vécu ça , ma meilleure amie en particulier et elle n'a pas su revivre , même avec son mari , ses enfants, elle porte aujourd'hui la trace indélibile de ce cauchemard.... j'ai essayé par tous les moyens de lui redonner ce gout mais , non !!!pour qui je me prends ? hein ? comment faire ? je l'aime tellement fort !!!merci stéfou et ces mots , et ton combat est fort et tellement utile , j'admire ton blog pour sa portée et sa force !!

    il va faire surement du soleil , ça va être une belle journée , ce matin on a mangé des biscottes avec lisa ma fille de sept ans....ton sourire en dit long sur ta force , bisous stéfou
  • Pour Joyce a posté :jeudi 24 janvier 2008 00:15

    .... Respire Joyce. Ca va bien tu sais aujourd'hui. On aime le soleil, rire et les biscottes aussi
    Je sais bien que cette lecture emporte. Mais elle est posée ici pour nous permetre de comprendre ensemble qu'on peut se reconstruire, aimer la vie et le monde même après le noir...

    Je t'embrasse fort car je me permet aussi et plutot deux fois qu'une.

    Bisouillette de stefounette
  • joyce a posté :mercredi 23 janvier 2008 22:25

    l'émotion m'a gagné grandissant au fur et à mesure de ton récit , c'est immonde , c'est criminel, c'est honteux , y'a pas de mots , ou il y en a trop !!!je comprends tellement ta souffrance en ce qui te concerne et je comprends aussi ta" mort" en ce qui concerne tes filles ... j'ai les larmes aux yeux , je pensais pas qu'une histoire aussi dure soit elle puisse se répèter de la sorte , j'ai envie et je le fais , je t'embrasse stéfou
  • Pour Nicole a posté :lundi 21 janvier 2008 02:46

    Douce nuit à toi aussi
    Pleines d'étoiles
  • Nicole a posté :lundi 21 janvier 2008 02:37

    je viens te dire bonne nuit ,... j'arrive

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