Accueil Date de création : 04/11/06 / Dernière mise à jour : 22/04/08 04:48 / 118 articles publiés

RêVe d"un PaRadis BlanC...  posté le mardi 11 mars 2008 04:15

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe
RêVe d'Un PaRaDiS BlanC

 

billet 6

 

 

 

          Dans le dernier billet je vous ai parlé du cas de Walid, enfant algérien atteint d’une grave maladie de peau et menacé d’expulsion du territoire français. La bonne nouvelle est que la mère de Walid, actuellement enceinte, a obtenu une prolongation de séjour de six mois de la préfecture des Bouches-du-Rhône, en revanche rien n’est encore réglé pour ce qui adviendra au bout de ce délai, mais une première étape a été franchie et nous pouvons espérer que la raison finira par l’emporter, « affaire à suivre » donc, comme cela se dit dans le milieu journalistique…

 

 

Aujourd’hui j’ai décidé d’aborder un sujet sensible, la « souffrance »…

 

Pourquoi un tel sujet d’abord, et bien pour plusieurs  raisons dont la première est que nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à ce douloureux problème, soit à titre personnel, soit parce que cela concerne l’un de nos proches.

La médiatisation de notre société fait que la souffrance, d’une manière générale, est mise sur le devant de la scène, il ne se passe pas une journée sans que nous apprenions qu’à tel endroit de la planète des choses terribles se produisent, au  point que parfois nous finissons par ignorer la tragédie qui se joue sur notre palier…

Nos modes de vie engendrent de nouveaux types de souffrances, dans les entreprises notamment ou les pressions qui s’exercent sur le personnel peuvent conduire parfois aux pires extrémités…

Oui la « Souffrance » est bien présente dans notre monde, oui cela fait un bout de temps que cela dure, la différence étant que c’est  la « forme » qui change et non le « fond »…

 

 

Et la violence alors ?

 

 

Il est vrai que la violence se trouve à l’origine de la souffrance dans la plupart des cas. Elle peut atteindre un degré d’intensité tel que parfois elle rend la vie impossible..

Les premières victimes de ces violences sont souvent les femmes, avec la pire agression physique qu’il soit : le « viol » !

La chanteuse Billie Hollyday avait une manière toute particulière de parler du viol, elle disait ceci : « Même une pute qui ferait vingt-cinq mille passes par jour, ne voudrait pas se laisser violer. C’est la pire chose qui puisse arriver à une femme. ».

 

 

Existe t-il une hiérarchie de la souffrance ?

 

 

On peut établir une classification à des fins statistiques peut-être, mais je ne crois pas que cela  soit une réponse cohérente pour toutes les personnes qui vivent cette épreuve au quotidien.

 

 

La souffrance que je peux ressentir sera t’elle

identique à celle, comparable, de mon voisin ?

 

 

Sans doute faudrait-il que nous soyons jumeaux pour éprouver les mêmes sensations, et encore je n’en suis pas certain.

Une amie qui a été hospitalisée récemment a du répondre à cette question des médecins : «  Madame, pouvez- vous nous dire où vous placez votre douleur, sur une échelle de 1 à 10 ? ». 

Le malade est-il le mieux placé pour répondre à cette question ?

Dans le cas de cette amie, c’est  son médecin traitant qui a été le mieux à  même d’apporter la réponse.

 

 

          Dans la définition de la souffrance,

le dictionnaire fait mention de patience, d’endurance, de tolérance…

 

 

Autrement dit, les personnes en état de souffrance peuvent, à défaut d’accepter leur état, s’accommoder de celui-ci en faisant preuve d’une « patience »  qui peut déstabiliser leur entourage, qui ne comprend pas comment il est  possible de vivre une situation pareille…

La frontière entre un mal bien réel et sa perception est tout sauf évidente.

Le milieu médical a beaucoup évolué pour ce qui est du traitement de la douleur, malgré  quelques réticences ici et là.

Il y a encore quelques années, les praticiens traitaient la maladie sans se soucier des souffrances que pouvaient endurer les malades, je me souviens qu’étant gamin j’avais une frousse terrible lorsque je devais me rendre chez la dentiste…

Je revois encore cette dame, charmante au demeurant, qui me disait avec un joli sourire : « n’aie pas peur, je vais te faire mal, mais c’est pour ton bien, et puis tu es un grand, non ? », et elle avait raison, j’avais mal, très mal…

Désormais, les grands hôpitaux proposent des unités de soins palliatifs pour les grands malades en fin de vie, on trouve dans ces services des personnels très dévoués, à l’écoute des familles, de jour comme de nuit.

J’ai eu recours à leurs services pour un membre de ma famille, et malgré la douleur de perdre un être proche, j’ai ressenti un grand soulagement auprès de ces personnes.

 

 

 

« Soyez béni, mon Dieu, qui  donnez  la souffrance

Comme un divin remède à nos  impuretés

Et comme la meilleure et la plus pure essence

Qui prépare les forts aux saintes voluptés ! »

 

 

 

Ces quelques vers sont tirés de « Bénédiction » dans les Fleurs du Mal de Baudelaire, je ne sais pas dans quel état se trouvait celui-ci lorsqu’il les a écrits, mais cela peut nous donner un aperçu dont la souffrance pouvait être traitée dans les écrits littéraires du dix-neuvième siècle.

D’abord il y a l’influence de la religion, qui était toute puissante à l’époque, et pour laquelle souffrir faisait partie intégrante de l’existence ; si un être humain se tordait de douleur   (physique ou morale) cela relevait de la volonté divine, en punissant le « pêcheur » ou la « pécheresse » pour ses fautes, la souffrance en était le prix à payer, pour nettoyer « l’âme » de toutes ces « impuretés », quant aux saintes voluptés telles qu’elles sont décrites dans le dernier vers, cela soulève une question ambiguë, la souffrance serait-elle source de plaisir pour certains d’entre nous ? 

C’est peut-être le cas pour certains adeptes du sadomasochisme, mais pour le plus grand nombre, la souffrance ne ressemble ni de près ni de loin à une partie de plaisir.

 

Nous vivons dans un monde de plus en plus violent nous disent certains, à croire que les siècles passés furent des promenades de santé…

Je ne vais pas commencer par vous énumérer les chiffres approximatifs des victimes de  guerres du siècle précédent, mais il faut bien admettre que les « humains » savent être performants dès lors qu’il s’agit de détruire leurs semblables, à croire que nous sommes programmés pour ça…

Vous connaissez la formule « mieux vaut en rire qu’en pleurer ! », d’autant que les larmes finissent toujours par noyer ceux qui les produisent…

Nous avons le droit de rêver un monde meilleur, mais nous devons nous méfier des miroirs déformants.

 

 

Diminuer la souffrance à travers le monde restera toujours un mythe,

mais même si nous devons affronter des moulins à vent,

cela vaut encore mieux que d’attendre assis sur le bord du chemin,

quoiqu’un peu de repos ne fait pas de mal, alors  on se lève et…

on y va ?

 

 

 

 

               GAB                             http://rechezstefou.magicrpm.com/328984/GaBrieL-et-Sa-BiLLeTTeRie-d-HuMeurS/

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MonDe ETRanGe ET ...  posté le mardi 11 mars 2008 03:29

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MonDe ETRanGe ET ...

 

billet 5

 

 

Petros moella quéqueva stosi ?...

Quès aco ce charabia ? C'est de " l'Etranger pardi !

Et en traduisant cela donne :" Et la p'tite santé comment ça va ? ".

De l'Etranger d'accord, mais de quel pays ?

 

Peu importe le pays, de l'Etranger c'est de l'Etranger, c'est comme ça, on n'y comprend rien et c'est d'ailleurs à ça qu'on le reconnaît. De plus, il faut bien se dire que les étrangers sont de plus en plus nombreux, ils deviennent exigeants au point de vouloir les mêmes droits que les français d'origine, et vu les difficultés que rencontrent nos propres enfants, il y a de quoi s'interroger.

Je crois qu'il faut avoir le courage de dire la vérité aux françaises et aux français, à savoir que notre pays ne peut pas accueillir toute la misère du monde, non ? Le bon sens veut que chacun puisse vivre dans le pays où il est né, ce qui n'empêche nullement les relations de bon voisinage.

Et n'allez surtout pas croire que je suis atteint par une quelconque poussée de xénophobie, mais nous en sommes arrivés à un stade ou nous devons prendre des mesures de fermeté, impopulaires peut-être, pour le plus grand bien de nos compatriotes.

   

STOP !!!

 

J'arrête là le délire... Les propos obscènes que je viens d'énoncer, vous les avez déjà entendus quelque part, ou du moins quelque chose qui y ressemble, et si ce n'était qu'une seule fois...

Pour celles et ceux d'entre vous qui s'intéressent à l'étude de l'Histoire, celle-ci nous enseigne que les Etrangers sont trop souvent les victimes expiatoires d'Etats dont les gouvernements connaissent de grandes difficultés, sociales et économiques le plus souvent. 

En désignant les étrangers comme responsables de la plupart de nos maux, nous les offrons en pâture à la vindicte populaire qui se venge, à bon compte, de ses propres souffrances, Surtout ne pas voir ce qui se trame dans les coulisses de la république...

Et nous savons, pour notre propre malheur, jusqu'où peuvent mener tous les débordements populistes. Le discours officiel nous sort toujours la même rengaine, il est plus facile de faire semblant de s'attaquer aux causes apparentes d'un mal plutôt qu'à ses racines profondes. Il sera toujours plus facile de s'en prendre au pauvre bougre sans papiers, dont le seul tort est d'avoir voulu tenter sa chance dans un Pays de cocagne, alors que chez lui, tout n'est souvent que désolation et régime  politique autoritaire.

Certains d'entre eux sont hébergés par des marchands de sommeil où ils doivent payer des loyers à des prix prohibitifs, entassés a plusieurs dans des espaces où règne une hygiène plus que douteuse, et le peu d'argent que leur rapporte leur travail (au noir ?...), c'est pour en redistribuer une grande partie à leurs familles restées au pays.

Et d'aucuns voudraient nous faire croire que ce sont ces gens là qui risquent de déstabiliser notre pays?

Nous n'avons même pas la décence la plus élémentaire à l'égard des ressortissants de nos anciennes colonies, que nous avons pillées allègrement, avec toute la bonne conscience qui était la nôtre...

Ho! Bien sûr, il y a de temps à autre de grandes envolées républicaines, faites devant les caméras pour le passage au " Vingt-Heures " de préférence, pour nous exhorter à la solidarité nationale, au devoir de mémoire, à notre sens du respect et des valeurs, car il faut être "Clean"pour pouvoir donner des leçons aux autres Nations...

On ne demandera jamais leurs papiers à Messieurs Dollar ou Euro jamais ils ne  connaîtront les affres des centres de rétention, où des hommes et des femmes sont en attente de décisions judiciaires qui les conduiront immanquablement au pied des passerelles, menottes aux poignets, pour prendre l'avion du retour, avec ce glacial sentiment de solitude dans le cœur, qui font de ces Etrangers coupables, des êtres de nulle part...

Parmi toute cette désespérance humaine, il est une chose qui me fait craindre pour l'avenir, c'est l'état d'indifférence, voire d'anesthésie, dans laquelle certains de nos semblables paraissent avoir sombrés.

A force de côtoyer les horreurs du monde au quotidien, les " On n'y peut rien, c'est comme ça ! " s'inscrivent en lettres sombres sur les écrans de nos boîtes à images...

Heureux ceux qui parmi nous disposent encore de leur sens critique et d'une bonne dose d'utopie pour le cas ou... Nous sommes entrés dans une nouvelle ère ou nous devons trouver de nouvelles formes de résistances.

Tahar Djaout, écrivain et journaliste algérien, assassiné par des extrémistes en 1993, écrivait ceci:

"Le silence, c'est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors parle et meurs ".

Les oppressions, d'où qu'elles viennent, visent à supprimer le pouvoir de la parole, alors nous devons semer autour de nous, encore et encore, et si ce n'est pas nous qui serons présents pour la récolte, ce sera nos enfants ou nos petits enfants, nous devrons tenir coûte que coûte et surtout ne rien lâcher. Et pour ce qui est de résister, beaucoup parmi vous savent ce que cela veut dire. Parmi les faits divers qui envahissent notre quotidien, j'en ai retenu un, entendu récemment à la radio , pouvant illustrer en partie mes propos.

 

         

Walid a douze ans aujourd'hui, il est né en Algérie à Annaba, ville côtière du nord-est du pays. Walid est atteint d'une maladie génétique rare, Xeroderma Pigmentosum, plus connue sous le nom de " la maladie des enfants de la lune"

Des mots qui sonnent comme de la poésie, comme un conte pour enfants sages, mais il s'agit bien d'une terrible maladie qui se développe dans la petite enfance. Elle se manifeste par des cancers multiples de la peau à la moindre exposition à la lumière solaire ( d'où son nom ).

Pour vivre, ces enfants doivent être protégés des pieds à la tête en cas d'exposition à la lumière, mais les rayons du soleil pénètrent à travers les vêtements, c'est donc une tenue spécialement adaptée qu'ils doivent porter.

D'autre part, les logements doivent être équipés de protections empêchant la lumière de rentrer, c'est donc une vie bouleversée à laquelle sont confrontées les familles touchées par cette maladie, et  Walid restait cloîtré chez lui auprès de ses parents.

En Algérie, il n’existe pas de structure pouvant recevoir les enfants atteints par cette maladie, or, grâce à l’intervention d’un organisme humanitaire, la possibilité est donnée à cette famille de venir en France, à Marseille, où des soins adaptés peuvent être dispensés, de plus Walid pourra être scolarisé dans de bonnes conditions, ce qui n’était pas le cas à Annaba.

Walid arrive donc à Marseille en 2006 accompagné de sa mère, la loi exigeant que seul un des parents puisse venir en France, tout semblait se passer au mieux pour Walid et sa mère. Chaque année il passait devant une commission médicale, présidée par un médecin inspecteur de la Ddas,qui donnait son feu vert pour que Walid puisse continuer à être soigné sur notre territoire.

Fin 2007 l’accord est à nouveau reconduit, puis, sans que des raisons officielles soient avancées le médecin de la Ddass revient sur sa décision et annule son autorisation. Dans la foulée, un avis de la préfecture suite au refus de l’avis médical, décide de ne pas renouveler l’autorisation de séjour, assortie d’une obligation de quitter le territoire français dans les plus brefs délais…

L’explication donnée par un responsable de la préfecture est la suivante, « … grâce à la vente pétrolière, l’Algérie renforçait son dispositif médical, et que par conséquent l’enfant pouvait bénéficier d’un traitement dans son pays d’origine, et que rien ne s’opposait dès lors, à son retour… »

Les fonctionnaires de l’Etat français ne sont pas allés vérifier sur place si l’Algérie s’était dotée des structures d’accueil nécessaires pour Walid, mais une  autre explication nettement moins glorieuse peut être apportée.

Puisque la chasse aux clandestins bat son plein, et comme les préfectures sont soumises ( pressions aidant ) à une obligation de résultats, des exemples comme celui de Walid et de sa mère ne nous sont plus aujourd’hui, hélas,  « Etrangers »…

Je ne peux pas imaginer une seconde que Walid et sa mère seront expulsés, plusieurs recours en justice sont actuellement à l’étude, mais ce cas traduit bien le malaise qui gagne actuellement notre société, et si nous n’y prenons garde nous allons au devant de très gros ennuis.

Quelle belle chose que la solidarité entre gens qui souffrent…

 

         

Je terminerai sur une rumeur qui circule actuellement et qui est la suivante :

« Les Caisses de l’Etat sont vides ! », rassurez-vous car il s’agit d’un faux grossier, en effet notre pays figure toujours, au moment ou j’écris ces lignes, parmi les cinq plus gros exportateurs d’armes à travers  le monde, et un pays qui vend des armes ne peut pas avoir les caisses vides, en revanche, que les richesses soient mal réparties ça je veux bien vous l’accorder.

Une dernière chose, avant de remiser ma lame au fourreau, poussez la curiosité en allant vous renseigner sur le rapport annuel de la cour des comptes, de même que sur les derniers promus de la « Légion d’Honneur », vous verrez c’est très édifiant et on apprend plein de choses…

 

         

Et un dernier mot de mon ami Virgil, roumain d’origine mais rassurez-vous il a obtenu sa naturalisation depuis longtemps, «  Tu sais gab, tout le mal qu’on se donne pour vivre ne sert pas à grand chose, mais ça fait tellement de bien d’essayer… »

 

Alors essayons, après on verra…

Grosses bises à et à bientôt.

 

 

                  Gab              http://rechezstefou.magicrpm.com/328984/GaBrieL-et-Sa-BiLLeTTeRie-d-HuMeurS/

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ViDe et Se RemPLir POur Dire...  posté le lundi 10 mars 2008 21:59

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Billet Vide Comme Moi

 

Juste un Passage Sage

Pour Dire

 

...

 

A l'heure loin des Leurres

Gabriel nous a écrit du fond de ses profondeurs

 

...

 

Pour lire des lignes qui soulèvent des émotions, des questions, des frissons

échanger nos raisons, nos déraisons, nos dérisions, nos désillusions

 Ensemble

 

Que l'on Soit

 

Eboueur de puanteur

Caissière de pièces d'or

Cravatés des tables rondes

 

...

 

C'est lire et dire ce que nous sommes en somme

On se ressemble final MenT beaucoup Nous Tous

 

 

 

Gabriel, notre partenaire écrivain a place dans les favoris ici.

Vous ne pouvez rater sa billetterie.

Filez respirer ses billets précédents

 

 

BiLLeTTeRie En LiGnE 

 

DeMain a EnCoRe un SeNS ~ GaBrieL  Billet 1

NOëL et Ses HiSToiReS d'ESpOiR ~ GaBrieL  Billet 2

PaS de NOëL...SanG BOnne ANnée ~ GaBrieL Billet 3

SeXe EchANGéLISTE ~ GaBrieL Billet 4

 

 

 

... Je vais faire le plein des nouveaux écrits de Gabriel pour remplir mes ViDes et je vous les offre dans la soirée.

 

Stéphanie

 

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SeXe EchANGéLISTE ~ GaBrieL  posté le mardi 15 janvier 2008 03:03

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Sexe EchANGéLISTE

billet 4

 

 

L'autre jour j'étais en communication téléphonique avec un interlocuteur, il s'agissait pour moi de régler un dossier administratif, et au moment de décliner mon identité j'épèle mon prénom et le type au bout du fil me répond sur un air enjoué : "Gabriel ? Comme l'archange alors !"...
Voyez-vous j'adore pratiquer l'humour d'une manière générale, mais tout comme en amour, il vous faut trouver un partenaire de confiance avec lequel vous possédez un certain nombre d'affinités, pour que l'échange ait une chance de réussite, et dans le cas présent j'avais plutôt envie de clore brutalement l'entretien, au risque de compromettre la régularisation de mon dossier, alors j'ai pris sur moi me contentant de répondre: "Tout à fait cher monsieur !", et nous pouvions passer à autre chose.

 

Il m'est arrivé de questionner mes parents dans le passé, pour leur demander ce qui avait motivé leur choix dans l'attribution de mon prénom. Au début ils étaient quelque peu évasifs (un ange passa...), puis m'expliquèrent l'un et l'autre qu'un oncle du côté de ma mère portait déjà ce même prénom, et vu les liens qui les unissaient, etc... Bref, mes parents ont fait comme beaucoup d'autres avant eux, choisir un prénom sans en mesurer véritablement les conséquences pour l'avenir de leur rejeton.

 

C'est bien connu, les enfants ne se font pas de cadeaux entre eux, et la cour de récré est l'exemple même des règlements de compte expéditifs... Parmi les vacheries que se font les mômes, il en est  une que vous avez peut-être vécu un jour, la "raillerie" du prénom ! Plusieurs fois j'ai du serrer les poings avant de balancer à mon tour quelques gnons sur mes agresseurs. Mon ange gardien avait beau me dire: "Fais pas l'idiot !", rien n'y faisait, j'ai souvent perdu ma patience d'ange pour me transformer en "Hell Angel"...

 

Pascal, que je n'ai pas  eu le plaisir de connaître, a dit un jour : "L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête", c'est beau, non ?

 

Alors oui, je n'éprouve pas de sympathie particulière pour mon prénom, et à plusieurs reprises dans ma vie, j'ai davantage ressemblé à un ange déchu plutôt qu'à un archange triomphant.

Et puis après m'être intéressé de près à la question (toujours ce besoin maladif d'en savoir plus), j'ai pu constater que chez les anges, la hiérarchie ressemblait davantage à une usine à gaz et non à un royaume éthéré perturbé par le seul bruissement des ailes...

Si le sujet vous indispose et que vous ne vous sentiez pas "aux anges" à la lecture de ces lignes, je vous conseille fortement de passer à autre chose !

 

La définition de différents ouvrages désigne "l'ange" comme étant un être spirituel, intermédiaire  entre dieu et l'homme, ministre des volontés divines, autrement dit un messager légèrement lèche-cul sur les bords et asexué de surcroît (vous comprenez mon embarras !).

 

Dans le bas de la classification de ces volatiles, il y a le "Chérubin", ange de second rang de la première hiérarchie,  représenté sous forme de tête d'enfant entouré d'une paire d'ailes.

 

Puis vient le "Séraphin", ange de la première hiérarchie représenté avec trois paires d'ailes, deux pour se couvrir la face de peur de voir dieu (toujours cette satanée crainte du patron ! ), deux autres pour se couvrir les pieds, euphémisme désignant le sexe (circulez y'a rien à voir), et enfin les deux dernières pour...... voler !

Et nous arrivons au sommet de la pyramide avec les anges à corps d'adultes, les plus gradés appelés "Archanges" (cadres Sup !) dont les principaux sont au nombre de trois, le dénommé Michel vainqueur des dragons (c'est vrai qu'il y a recrudescence de ce genre de bestioles ces temps-ci !), Raphaël guide des médecins et des voyageurs, et enfin le meilleur pour la fin, Gabriel en personne messager et initiateur...

 

A propos du "sexe des anges",  je me souviens d'un article paru dans la presse il y a quelques années, il s'agissait d'un texte en provenance du vatican, alors piloté par Jean-Paul II (qui je le rappelle pour mémoire, a rempli plus de stades que ne l'a fait et ne le fera jamais Jean-Marie Bigard), où il était dit que désormais les anges auraient un sexe, hommes et femmes. Cet article n'a pas connu de grand retentissement dans le monde je dois dire, d'autant que ces anges tout sexués qu'ils soient n'avaient toujours pas reçus le feu vert pour ce qui est de la procréation.

En ce qui me concerne, j'ai transgressé l'interdit depuis longtemps et je n'ai jamais eu à subir les foudres de je ne sais quel terminator vaticanesque ou en provenance de plus-haut...

 

Je vais laisser là, et ce de façon définitive, tous ces êtres chargés de la distribution du courrier divin, déjà qu'avec la poste c'est assez compliqué comme ça, alors avec le divin...

Très peu de personnes m'appellent par mon prénom d'origine, pour les copains je suis "Gab", et dans la famille c'est plutôt "Gaby", alors tout compte fait je n'ai pas trop à me plaindre de mon prénom, et si par le plus grand des hasards vous apercevez dans votre champ de vision (de nuit de préférence) un ange, sachez que je n'y suis absolument pour RIEN!

 

Il est temps pour moi de vous quitter, il se fait tard et je vais essayer de prendre un peu de repos pour dormir comme un..... qui vous savez !

Bonne nuit,                          http://rechezstefou.magicrpm.com/328984/GaBrieL-et-Sa-BiLLeTTeRie-d-HuMeurS/
 

GaB

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PaS de NOëL...SanG BOnne ANnée ~ GaBrieL  posté le mardi 15 janvier 2008 01:32

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Pas de Noël Sang Bonne Année

billet 3 

 

Qu'est-ce qu'on dit ?

Je vous souhaite à toutes et à tous une

TRES BONNE ANNEE 2008 !


Ben voilà, c'est pas si compliqué que ça, non ?


Lorsque j'étais plus jeune, ce qui ne rajeunit personne d'entre nous, chaque nouvelle année était pour moi l'occasion de faire des promesses que je ne tenais jamais ou presque, alors depuis je me garde bien de promettre quoi que que ce soit et c'est beaucoup mieux ainsi.

Etant encore un gamin (à ce rythme là ma mére va se retrouver de nouveau enceinte et le choc risque d'être rude !), souhaiter la bonne année était une corvée, je devais faire la bise à des gens que parfois je connaissais à peine et il me fallait prononcer la formule magique : "...bonne année, bonne santé !", ce à quoi la personne concernée répliquait : "...merci toi aussi !", le tour était joué et tout le monde était vachement content. Au fil des ans, je tentais de peaufiner la formule en y ajoutant des ingrédients de ma composition dont j'étais persuadé, sans aucune modestie, qu'ils étaient originaux, comme par exemple: "...Je vous souhaite une TRES bonne année, et surtout une TRES bonne santé !", ce qui n'a l'air de rien à première vue mais qui change tout car vous le savez peut-être, l'adverbe TRES indique l'intensité absolue, d'un adjectif, d'une locution et que sais-je encore... Et s'il y a parmi vous des électriciens (ennes) vous devez savoir le rôle majeur que joue l'intensité, et moi j'en rajoute toujours un peu trop comme certains salent leurs aliments, j'oublie toujours de goûter avant...


J'ai connu aussi la carte des voeux, et là... c'est du grand art ! Des fois c'est un peu comme dans les westerns, il y a ceux qui tirent en premier; en général ils attendent les douze coups de minuit annonciateurs de la nouvelle année et vous avez la surprise, bien qu'étant à peine révéillés et les yeux encore embrumés des excès de la veille, de découvrir dans votre boîte aux lettres la Première Carte de l'année, à laquelle vous allez devoir répondre et fissa de préférence !


Ca commence toujours bien : "...Je te remercie de tes bons voeux et ???...", et c'est là que des fois les ennuis commencent. Si vous écrivez à une personne qui vous est proche, et qu'en plus vous la connaissez bien, vous pourrez éviter certains pièges. Il sera inconvenant par exemple de souhaiter "une bonne santé" à l'Oncle Arthur, vu que ce dernier est atteint d'une maladie incurable, il sera tout aussi délicat de souhaiter la bonne année a votre cousine Amélie lorsque cette dernière (qui a la jambe légère !) vient de se faire éconduire par son dernier compagnon...

 
Souhaiter la bonne année n'est donc pas aussi simple qu'il y paraît, mais dès lors que l'on s'adresse à des personnes que l'on aime, que ce soit des membres de sa famille ou des amis, les choses deviennent tout de suite plus simples. J'ai peut-être l'air de faire du prêchi-prêcha mais je vous assure que c'est comme ça que je vois les choses.


Je prends de plus en plus de plaisir à venir bavarder quelques instants en votre compagnie, et je compte bien, dans les semaines à venir, vous parler de quelques-unes de mes passions, de mon métier, en n'omettant pas mon réseau d'amitié sans lequel la vie n'a pas du tout la même saveur...


Parmi les derniers souhaits que je peux vous adresser il y a une pensée toute particulière pour celles et ceux que j'ai appelés "les oiseaux bléssés" dans mon premier billet. Les oiseaux sont des êtres fragiles, ils ont la grâce et la beauté lorsqu'ils sont dans les airs, mais dès qu'ils restent cloués au sol, victimes de chasseurs la plupart du temps... ils offrent un spectacle de tristesse et de désolation que rien ne semble pouvoir effacer...(voir l'Albatros de Beaudelaire).


Alors, malgré tous les handicaps et les obstacles qui se présenteront devant vous, sachez que dans d'autres lieux, il existe des êtres qui ont besoin que vous repreniez votre envol, qui ont tout simplement besoin de votre présence et de votre amitié, vous avez le droit d'accéder à votre part de bonheur et de vivre en paix avec votre entourage, c'est pas facile mais nous serons plusieurs à y veiller...


J'ai appris avec une grande tristesse que le rallye Paris-Dakar n' aurait pas lieu cette année. Tous ces gens d'Al-Qaida ne respectent vraiment rien, déjà que je les tenais pour responsables de mon augmentation de loyer, de maux d'estomac et  de bien d'autres choses encore, et là..... Je ne verrai plus ces images grandioses prises d'hélicoptère dans les dunes du Ténéré, où de biens jolies voitures colorées et recouvertes de publicités nous faisaient redécouvrir l'Afrique et ses habitants toujours souriants jusqu'à l'étape du soir où le poète des mécaniques bien  huilées, Gérard Holtz, nous régalait de sa prose inimitable...


Le monde n'est vraiment plus ce qu'il était, et si certains parmi vous considèrent que je fais du mauvais esprit je vous rapporterai simplements ces propos tenus par mes profs et dont se souvient encore ma pauvre mère... "Madame ! Votre fils fait preuve de mauvais esprit à l'égard de ses professeurs et nous vous informons que nous ne pouvons plus tolérer ce  comportement !".

 
Tout fout le camp vous disai-je, mais à la vérité je m'en moque,
J'aime la vie et vous avec.....         A très bientôt, 

   
               Gabriel               http://rechezstefou.magicrpm.com/328984/GaBrieL-et-Sa-BiLLeTTeRie-d-HuMeurS/

                                                                                                             
Je me permets d'utiliser ton Billet D'humeurs Chroniques mon ami Gabriel pour souffler ici quelques mots...
Je remercie celle ici qui se reconnaitra pour le ton d'une carte postale reçue qui ne s'oubliera pas.
Merci Patricia.
Ce feu d'année conté. Je le grave.
Un des premiers sang doute que j'écoute et je goutte.
Stéphanie.
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