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HiSTOiRe De ViOL du CoRPS, du CoeUR et de la JuStiCe  posté le mardi 12 février 2008 13:40

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe

 

Témoignage d'une victime.

 

 

Mon Histoire (celle de la victime)

 

Bonjour,


Ce message a pour objet de vous informer sur la façon dont les Victimes sont traitées en France.


Contrairement aux pays de Common Law ayant aboli depuis longtemps l’idée de prescription et au plus grand nombre des contrées européennes ayant allongé le délai de prescription en cas d’atteintes aux personnes, la France s’accroche à un système législatif restreignant le droit des victimes par le jeu d’une prescription de 10 ans.


Allant plus loin dans sa volonté de ne pas rendre possible l’action des victimes, indépendamment des graves conséquences psychologiques et financières en résultant, la France a franchi une nouvelle étape particulièrement indigne de son histoire : elle refuse de faire application au bénéfice d’une victime de viols de l’exception légale de suspension de la prescription pour cause d’état traumatique, état pourtant caractérisé et diagnostiqué par l’un des plus grands spécialistes du trauma, le professeur LEBIGOT.


Les faits sont aussi simples que terribles : issu d’une grande école, je suis victime à l’âge de 25 ans lors de mon premier travail de viols collectifs après administration à mon insu de substances psychotropes, séquestration, actes de barbarie et tentative d’homicide. Ressortant miraculeusement vivant de ce violent épisode criminel je tombe dans un état traumatique grave provoquant l’oubli des faits pendant 12 ans. Durant cette période, je me relèverai seul errant sans travail et en dessous du seuil de pauvreté, sans aucune assistance, mon état n’ayant pas été détecté.


Je retrouve la mémoire en mars 2001.


M’étant farouchement battu pour obtenir l’ouverture d’une instruction criminelle, je me heurte depuis 6 ans à une volonté avérée de faire échec au traitement pénal des crimes dénoncés par tous les moyens possibles, y compris le recours à des expertises psychiatriques de façade et à l’escamotage des certificats médicaux attestant de l’état traumatique et sa durée au regard du DMS-IV.



Le tout a abouti fin 2007 à un non-lieu sans que trois des quatre auteurs n’aient été entendus alors que leur identification figure au dossier ainsi que les nombreux éléments qui permettraient de les confondre rapidement dans le cadre d’une enquête de police digne de ce nom.


Dans ce contexte, après un appel rejeté sans que mon mémoire personnel ait été examiné et sans qu’il ait été répondu à mes demandes, la cause pendante devant la cour de cassation française s’apprête à recevoir le même sort.


Une lettre ouverte a été expédiée le 21 janvier dernier aux plus hautes instances françaises : au Ministre de la Justice, à Monsieur le Président de la République en sa qualité de président du Conseil Supérieur de la Magistrature, à 577 Députés, aux Membres de la Commission des Lois du Sénat.


Je vous remercie infiniment de bien vouloir me secourir en ces moments désespérants et d’intervenir par tous les moyens qui sont en votre pouvoir :


  • signature de la pétition

  • diffusion de mon témoignage pour le faire connaître à tous

  • relance des associations françaises existantes pour qu’elles se réveillent alors qu’il est encore temps

  • intercession auprès des médias internationaux et français pour que l’étouffement d’une jurisprudence primordiale ne puisse avoir lieu dans un silence abyssal

  • messages officiels à l’égard de la représentation nationale, des instances judiciaires françaises afin que mon pays soit enfin mis à la face du monde devant ses responsabilités

     

L’urgence préside à mon appel.

 

benson1g@voila.fr

 

Ma Lettre aux Représentants de la Nation iCi

Ma Lettre aux Députés iCi

Les Enjeux de ma Lettre pour toutes les Victimes iCi

 

 

 

 

MON ESPOIR ... VOUS ... NOUS ... ENSEMBLE

 

 

SiGnonS pour Le DRoiT deS ViCtiMes

chez 

 

 

petition
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UrGenCe... BeSOiN de VOuS...LeVOnS NOuS Pour Le DrOiT Des ViCtiMeS  posté le mardi 12 février 2008 03:06

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe
 

 

 

J'ai signé ce que j'en pense:

Parce que les enfants d'hier sont les adultes d'aujourd'hui ... Parce que le temps a de l'importance pour se reconstruire, et que ce temps on nous le vole dans les couloirs de la justice pour faire reconnaître nos droits. VICTIMES.

Parce que les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain ... Parce que le temps volé aujourd'hui aux victimes d'hier doit cesser, pour tout ce temps... JE SIGNE POUR LE RESPECT DES DROITS DES VICTIMES.

Stéphanie Tacquet

 

chez 



petition

 

 

SouVenez VouS

Une Lettre qui bouscule

 

 

Une Lettre qui rappelle que des victimes souffrent de ne pas être reconnues,

Une Lettre qui nous plonge à nouveau dans les dysfonctionnements de notre justice,

Un Cri Lancé aux Représentants de la Nation pour être entendu - Clic IcI

 

 

 

 

Un Communiqué est né

 

Ce communiqué est né d'une mobilisation citoyenne et associative avec la volonté de faire reconnaître les droits des victimes.

Nous remercions vivement toutes celles et ceux qui viendront soutenir par leurs signatures cette volonté.

 

 

 

Je Compte Sur Vous pour que nous gagnions encore nos 500 signatures en peu de temps

 ? Serons nous assez ?

 

Bien à Vous Tous,

Stefou  et ses mercis pour tout,

Merci d'être LA.

 

Voici le communiqué qui sera remis aux Représentants de la Nation le 3 mars 2008

en soutien à la Victime, et à travers elle, pour des dizaines d'autres voix

 


 

Le 12 février 2008,



A Madame Dati le Ministre de la Justice,

A Monsieur le Président de la Cour de Cassation,

A Monsieur le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature,

A Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

A Monsieur le Président du Sénat,

A Monsieur le Président de la Cour des Comptes,


Copie adressée :

A Monsieur Le Président de la République.



Victimes,

Proches de Victimes,

Associations d'Aides aux Victimes et de Lutte Contre l'Enfance Abusée,

Citoyennes et Citoyens,


Nous soutenons la demande d'un entretien sollicitée par une victime de viol auprès de vos personnes respectives,

suite à la lettre qui vous a été adressée en date du 21 janvier 2008.


La lettre ouverte d'une Victime aux représentants de la Nation qui dénonce :

(Copie de la lettre jointe en annexe)


Visible pour les internautes sur ce site :

http://suspensionprescriptionpenale.blogspace.fr/



extrait :


« Comment est étouffée impunément une affaire jurisprudentielle essentielle aux Droits des Victimes mettant en jeu la suspension de la prescription pénale.


Comment dans ce but ne sont pas recherchés ni interrogés en six années d’instruction criminelle des violeurs identifiés susceptibles de récidiver. »




Les nombreux dysfonctionnements judiciaires énoncés dans cette lettre ouverte sont époustouflants.


Nous sommes bien entendu tous conscients qu'elle ne nous permet pas de prouver la véracité des faits.


Cependant, ce qui y est décrit peut être vérifié par vos soins car il y est proposé de vous en apporter toutes les pièces justificatives.


Au regard des dossiers qui arrivent au sein des associations, et qui de plus en plus nombreux dénoncent ces mêmes aberrations judiciaires, nous nous devons de nous unir pour lancer l'alerte, pour vous faire part de nos craintes.


Les victimes s'essoufflent, s'épuisent tous les jours à faire reconnaître leur Statut. Nos expériences d'accompagnements des victimes laissent voir qu'elles sont rarement entendues et sont même parfois ridiculisées face à la nonchalance de ceux qui représentent la justice et l'ordre.


Les associations sont souvent impuissantes pour leur venir en aide en raison des trop nombreux dysfonctionnements judiciaires, de manque criant d'avocats qui se contentent d'aide juridictionnelle, et la liste est hélas bien longue.


La colère des citoyens à lire ces injustices tous les jours à travers les médias laisse paraître de fortes inquiétudes et beaucoup de questions se posent.


C'est dans le souci de comprendre pourquoi aujourd'hui tant de questions sont soulevées sur le fonctionnement de la justice et tant de familles se plaignent des viols impunis commis sur leurs enfants.


Le fonctionnement actuel réservé aux victimes en France les enferme dans la loi du silence. Même si cette loi n'est pas écrite noir sur blanc, rien n'existe véritablement pour aider les victimes à la briser.


En tout état de cause,

Si ce qui est dénoncé dans la lettre ouverte de cette victime s'avère fondé, cela voudrait dire qu'aujourd'hui :


- Suite à cette impunité, trois dangereux criminels sont en liberté et de ce fait, nos enfants sont en danger.

- Suite à cette impunité, la victime et ses proches se trouvent en réel danger de mort.

- Suite à cette impunité, la prescription du crime dénoncé va servir aux criminels impunis.

- Suite à cette impunité, la justice oeuvre de manière flagrante pour l'injustice et se rend responsable elle-même d'actes criminels.

 


Victimes, proches de victimes, associations ainsi que l'ensemble de tous les citoyens, nous ne pouvons rester insensibles à cette lettre, ni aux enjeux de la situation en France.


Nous sommes tous ensemble convaincus que vous saurez entendre l'appel de cette victime et faire face aux responsabilités pour lesquelles vous avez été nommés et élus.


La France, qui se dit et se veut Pays des Droits de l'Homme en perd aujourd'hui sérieusement sa couleur de «fond» et de «forme».


Nous sommes tous très inquiets et n'hésiterons pas à revenir vers vous. Nous gardons confiance que vous mettrez tout en oeuvre pour faire respecter les droits des citoyens et le respect des textes de loi par toute la hiérarchie juridique de notre pays et vous en remercions.


Nous espérons pouvoir compter sur l'accueil que vous voudrez bien réserver à cette victime afin de vérifier le bon respect de ses droits.


Ce dossier n'est que le reflet de centaines de dossiers, cette victime la voix de dizaines d'autres.


Monsieur Juan Miguel Petit, rapporteur de l'ONU avait déjà lui-même pointé dans son rapport les dysfonctionnements de la justice dans ce domaine.

(Copie du rapport jointe en annexe)



Visible pour les internautes ici : http://www.unhchr.ch/Huridocda/Huridoca.nsf/0/26f8205967328035c1256df7002f9d3f?Opendocument


extrait :


Le Rapporteur de l'ONU, Juan Miguel Petit a pointé l'urgence en 2004

de construire un organe indépendant pour mener une enquête sur

les carences de la justice à l'égard des enfants victimes de sévices sexuels

et des personnes essayant de les protéger


Nous citons quelques articles de son rapport


"De nombreuses personnes ayant une responsabilité dans la protection des droits de l'enfant, en particulier dans le système judiciaire, continuent de nier l'existence et l'ampleur des sévices sexuels sur des enfants, et notamment ceux commis - aux fins de production de matériel pornographique"- Point 81


Il dénonce en France


"... Le manque de moyens adéquats ou de formation voire de spécialisation, parmi les hommes de lois qui traitent d'agressions sexuelles infligées aux enfants, ce qui aboutit à ce que parfois, les droits de l'enfant ne soient pas respectés.


Dans les procédures civiles, concernant la garde de l'enfant, le mineur n'a pas le droit d'être automatiquement entendu...


Dans de nombreux cas, lorsque, à la plainte pour viol ou agressions sexuelles, se superpose un problème de garde de l'enfant, la tendance en France est d'assimiler la parole de l'enfant à un mensonge et de faire du parent protecteur un manipulateur...


Même si la garde de l'enfant a pu faire l'objet d'allégations fallacieuses de maltraitance sexuelle, l'intérêt supérieur de l'enfant n'est pas respecté..."

Juan Miguel Petit (rapporteur de l'ONU)



Nous vous souhaitons bonne réception de la présente,

Présente signée par les victimes, proches des victimes, les associations et l'ensemble des citoyens.


Respectueusement,



Daniel Boirat, Fondateur de la pétition Anti Prescription

http://petition-antiprescription.net/petition.php


Pascal Tasset, Président d'Enfants Kidnappés (Belgique)

http://www.kidnapping.be/accueil/index.html


Romain Grolleau, Fondateur du Collectif Français des Victimes de l'Inceste

http://www.cfvi.fr/


Frieke Brandebourg, Fondatrice du Carnet de Liens des Abus Sexuels

http://carnetdeliens.over-blog.com/


Bruno Rota, Président de France Enfance Maltraitance

http://www.maltraitance.fr.nf/


Julien Sauvion, Président de la Lutte Anti Pédophilie

http://lap.asso.free.fr/forum/index.php


Emeline Delvaux, Présidente d'United Children (Association de Mineurs)

http://unitedchildren.blogspace.fr/


Véronique Galluzzi, Citoyenne engagée pour le soutien des Proches des Victimes d'Abus Sexuels.

 

Tiphaine Royer, Victime et Citoyenne engagée pour la protection et le respect de la dignité des enfants d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

Stéphanie Tacquet, Victime, Proche de victime, et Citoyenne engagée pour la protection et le respect de la dignité des enfants d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

 

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Le LiVre De La HonTe... InterView ExCluSif SerGe GarDE  posté le lundi 11 février 2008 18:34

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe

 

Pédocriminalité: l'enquête qui accuse

 

 

Des enfants sont en danger...

Des menaces de mort pèsent sur des journalistes.

Des réseaux pédocriminels se sentent à l'abri de la Justice.

Dans le même temps, des démarches visent à interdire un livre.

Un livre qui relate une enquête minutieuse sur "Le dossier de la honte".

Le 24 février 2000, Serge Garde publie un dossier de trois pages dans le quotidien L'Humanité. Il y révèle l'existence d'un CD-Rom informatique contenant 8.500 documents de pédocriminalité. On y voit des scènes de viols d'enfants, et même des viols de nourrissons. Quelque mois plus tard Laurence Beneux publie un article dans le Figaro et participe à un reportage sur Canal+. Logiquement, la Justice et la police auraient dû prendre le relais, averties par les révélations des journalistes qui montrent sans conteste qu'il existe en Europe des véritables réseaux pédocriminels. Des enfants sont en danger. Des réseaux obscurs s'adonnent au trafic de jeunes vies. Ce marché immonde rapporte davantage que la drogue. Il ne nécessite pas d'investissements. Il suffit de se "procurer" un enfant puis d'un appareil photo pour promouvoir la marchandise... Et, surtout, c'est une activité dont les risques vis-à-vis de la Justice sont bien limités. Tellement limités que les journalistes qui ont mené l'enquête dénoncent: "Du côté des institutions, police et Justice, c'est la gêne, le dénigrement et parfois la désinformation pour masquer une dépénalisation de fait de la pédosexualité dans de nombreux dossiers". Ils posent la question: Pourquoi la police et la Justice n'ont-elles pas poussé l'enquête?

 

Serge Garde nous raconte l'histoire du "dossier de la honte"

 

Serge Garde, vous venez de publier, avec Laurence Beneux, un livre qui a pour titre Le Livre de la honte. Pourquoi ce titre?

Parce que ce que nous racontons est honteux. Parce que la façon dont la Justice française a traité cette affaire de pédocriminalité ne mérite pas d'autres qualifications. C'est honteux car, au départ, nous avons publié dans L'Humanité et dans Le Figaro des révélations concernant un CD-Rom contenant 8.500 documents de pédocriminalité et de viols d'enfants, de nourrissons, et nous avions rapporté qu'à partir de ce CD-Rom la police hollandaise avait établi un fichier contenant 472 portraits d'enfants. D'enfants en danger car on les voit sur le CD-Rom dans des situations absolument sans équivoques. Pour beaucoup d'entre eux, on est témoin des scènes de leur viol. Ce qui nous a donc particulièrement choqués, c'est qu'à la suite de nos révélations concernant ce document, rien n'a été fait pour rechercher ces enfants en danger. Or ce document existe bien, il est en possession de la police hollandaise, il a été transmis à Interpol et donc aussi aux autorités françaises. Rien, absolument rien n'avait été entrepris de la part de la Justice, ni de la police et, il y avait même un certain embarras sur l'existence de ce fichier. Quand nous avons questionné les autorités, afin de savoir si elles avaient connaissance de ce fichier... il y a eu un refus de nous répondre.

D'où provient ce document informatique que vous vous étes procuré?

Le CD-Rom a été retrouvé chez un pédotrafiquant néerlandais domicilié a Zandvoort qui s'appelait Gerrit Ulrich. C'était une sorte d'activiste informatique, dans le sens qu'il intervenait beaucoup sur Internet. Il était évident qu'on se trouvait en face d'un élément important d'un réseau. Sur le fichier tiré de ce CD-Rom, les visages des enfants sont identifiables, tout comme les visages de certains violeurs. Donc, pour nous il était évident que la police française, tout comme la Justice des autres pays européens se trouvait devant une urgence. Rechercher les enfants afin de les sauver et mettre hors d'état de nuire les adultes violeurs. Nous nous étions dits qu'à partir du moment où nous publiions les révélations sur l'existence de ce document, notre travail de journalistes etait terminé et que le travail de la Justice devait commencer. Sauf... que c'est tout le contraire qui s'est produit. Nous avons été contraints de constater que la seule activité de la Justice française dans cette affaire a été celle d'essayer de minimiser, voire d'enterrer l'affaire... et le pire, c'est qu'ils sont sur le point de réussir.

Comment avez-vous trouvé ces documents?

Je me trouvais en Belgique avec Laurence Beneux, et nous étions en train d'enquêter sur ceux qu'on appelait en Belgique les "témoins X", c'est-à-dire des témoins qui apportaient des éléments sur l'existence de réseaux de prostitution d'enfants impliquant des personnalités belges dans le cadre de l'affaire Dutroux. On les appelle "témoins X" pour protéger leur sécurité. L'unité d'élite de la gendarmerie belge qui travaillait sur les "témoins X" a été stoppée net. Ces gendarmes ont commencé à avoir de très sérieux ennuis à partir du moment où plusieurs "témoins X" ont mis en cause des personnalités politiques importantes, voire des membres de la famille royale belge. C'est en travaillant sur ce phénomène qu'une personne m'a dit que je devrais contacter l'association Morkhoven, en Belgique. Ça m'a intrigué, et c'est comme ça que j'ai contacté l'association Morkhoven. C'est cette association qui avait découvert le CD-Rom, et qui avait "négocié" la remise à la police néerlandaise.

Des enfants ont été identifiés?

En conduisant l'enquête, nous avons été littéralement assaillis par les demandes des parents qui éprouvaient des inquiétudes très vives concernant des enfants qui ont disparu ou qui déclarent avoir été abusés devant des caméras ou les objectifs d'appareils photos. Alors que la Justice restait inactive, c'est nous, les journalistes qui avons accepté de recevoir des parents pour qu'ils puissent consulter ce fichier à la recherche d'un enfant.

Un jour, une maman, habitant la région parisienne a dit "c'est mon fils". Puis il y en a eu une deuxième. Ce deuxième enfant a été reconnu par sa mère, par deux pédopsychiatres qui l'ont eu comme patient ainsi que par une travailleuse sociale. Nous avons reçu la visite de dizaines et de dizaines de parents, grands-parents, je pense que nous avons reçu environ deux cents personnes qui sont venues visionner ce fichier, qu'ils ne pouvaient pas voir ailleurs. Il y a même eu des personnes qui sont venues de Floride, et au total nous sommes arrivés à l'identification d'une vingtaine d'enfants français et belges. Donc, plusieurs mois après nos révélations nous pouvons dresser le bilan suivant: travail de la justice, aucune identification; travail des journalistes et des associations, une vingtaine d'enfants identifiés.

Mais quelle a été la position des autorités judiciaires?

Du côté de la Justice la seule activité évidente ça a été de dire: les mamans qui ont reconnu leurs enfants se trompent. Nous avons même pu constater que des mensonges ont été distillés à la presse. Il y a eu une véritable pratique de désinformation. Je sais que ce que je dis est grave, mais j'affirme que le parquet de Paris a pratiqué la désinformation en lançant, via les agences de presse, des informations fausses en accréditant l'idée que les parents qui avaient identifié un enfant sur le fichier s'étaient trompés. Et puis, nous avons même vu une intervention du substitut du procureur des mineurs à Paris, Yvon Tallec, qui devant les caméras de France 2, au cours d'un journal télévisé, a eu une déclaration incroyable. Il affirmait qu'il fallait minimiser cette affaire du CD-Rom pédocriminel. Et, pour motiver ses propos, il a avancé trois raisons: la première raison c'est que, selon ce magistrat, les documents contenus sur le CD-Rom seraient des documents anciens. Or, comment peut-on juger à partir d'une photo d'un visage d'enfant s'il s'agit d'une image ancienne ou récente? Et, même s'il s'agissait d'images anciennes... on est dans le domaine du crime sexuel et la prescription du crime n'intervient que 10 ans après la majorité légale de la victime! C'est-à-dire que les nourrissons qui sont violés, comme c'est le cas de ceux que nous voyons sur le CD-Rom, pourront porter plainte jusqu'à leur vingt-huitième anniversaire.

La seconde raison évoquée par ce magistrat est, elle aussi, aussi incroyable que la première. Il affirme qu'il n'y aurait quasiment pas d'enfants français sur ce fichier. Or, moi je souhaite qu'un magistrat puisse me dire, sur la base de ces photos, quel enfant est ou n'est pas français... c'est complètement aberrant!

La troisième raison invoquée par ce magistrat, sidère tout le monde. Il affirme que les images d'enfants photographiés sur le CD-Rom proviennent en réalité de certaines revues, et que les enfants étaient consentants, ou que leurs parents l'étaient. Nous sommes donc confrontés à un magistrat, qui sur Paris a le pouvoir de procéder a un classement sans suite, et qui nous dit en substance que, dans ce cas de proxénétisme, il n'y aurait aucun problème dès lors que les parents seraient consentants! Si nous le comprenons bien, ce magistrat nous explique que si un enfant dit "oui" il n'y a pas de viol. Effectivement, si l'on adopte ce point de vue, on comprend pourquoi Paris est une des régions de France où les classements sans suite et les non-lieux dans ce type de crime sont les plus fréquents. Quand nous avons compris comment la Justice parisienne commençait ses investigations sur l'affaire du CD-Rom, nous nous sommes rendus compte qu'on allait vers l'étouffement de l'affaire. C'est pour ça que nous avons poursuivi notre travail d'investigation et que nous avons écrit ce livre.

Combien d'enfants disparaissent chaque année en France?

Je n'ai pas de réponse précise. En France, on peut avoir des statistiques sur tout, même sur le nombre de saumons contrôlés dans le bassin de la Loire en l'an 2000, mais sur les enfants disparus, il n'y a pas de chiffre, ou s'il existe, il est caché. Le seul chiffre que j'ai pu retrouver, remonte à 1982: il fait état de la disparition de plus de soixante-dix enfants de moins de 12 ans. Il ne s'agit pas de fugues, mais bien de disparitions corps et biens. Mais je n'ai pas souvenance d'enquêtes concernant ces disparitions. Récemment le député du Val d'Oise Robert Hue a posé la question à la Garde des Sceaux: il serait bien qu'on ait des chiffres sur le nombre d'enfants qui disparaissent en France, et cela depuis dix ans. J'attends avec impatience la réponse de la ministre.

Dans le CD-ROM que vous avez retrouvé, y a-t-il des photos d'enfants français?

Il y a des enfants de la région parisienne, beaucoup de la région Chambéry-Annemasse, ensuite c'est diversifié. Pour l'Yonne, c'est terrible. Dans le cadre de l'affaire des "disparues de l'Yonne", des parents ont demandé à visionner le fichier. Après énormément de résistances, la juge d'instruction parisienne qui bloque tout à Paris sur cette affaire a été amenée à transmettre un exemplaire du fichier dans les différents commissariats et gendarmeries. Malgré qu'elle l'ait fait pendant les mois d'été, des parents ont consulté le fichier, notamment à Auxerre. Deux jeunes filles ont été reconnues et identifiées par des familles de disparues de l'Yonne. Je ne sais pas encore jusqu'à quel point cette identification est valable, mais si c'est le cas, alors toute la version officielle de l'affaire des "disparues de l'Yonne" tombe. Actuellement on est dans l'hypothèse d'un serial killer de campagne, solitaire, Emile Louis. Dans le cas d'une vérification positive, comment pourrait-ton expliquer qu'on retrouve les photos de ces disparues dans le cadre d'un réseau informatisé en Hollande?

Comment pouvez-vous être sûr de l'existence de véritables réseaux?

Lorsque j'ai eu entre les mains le CD-Rom et le fichier, j'ai également pu disposer de 200-250 feuilles, des photocopies des agendas, des carnets d'adresses de Gerrit Ulrich et de certaines personnes qui gravitaient dans la même sphère. Sur le carnet d'adresses d'Ulrich, on relève des contacts en Hollande, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Suède, aux USA, en Bulgarie, en Pologne en Lettonie et... en France! Il y a aussi des références bancaires: l'Europabank for reconstruction and Development, la Banque nationale d'Ukraine, mais aussi, le Crédit agricole et le Crédit Lyonnais...

Pour quelle raison la justice éprouve des difficultés à admettre l'existence des réseaux pédocriminels?

Je reste convaincu que la pédocriminalité est niée parce qu'elle est invisible. La justice française est habituée à traiter d'abord la criminalité visible, celle qui crée un trouble à l'ordre public. Dans le cas de viols d'enfants, c'est invisible, et le scandale ne va apparaître que lorsqu'il y a le dépôt de la plainte, et que le juge va faire son travail. C'est-à-dire que c'est le juge qui va devenir le vecteur du scandale. Et ceci, les juges ne le supportent pas; ils sont là pour rétablir l'ordre lorsque l'ordre public est troublé par un scandale. La tendance générale de la Justice en France c'est de minimiser ce qui n'est pas visible. C'est valable pour les viols d'enfants, comme pour la délinquance économique. Il y a en plus d'autres phénomènes qui vont jouer, et qui vont conduire à l'étouffement de ces plaintes.

Prenons un autre exemple, dans l'Yonne, l'affaire du pavillon d'Appoigny. Dans ce village, un individu, Claude D., avait ouvert, avec sa femme, un véritable bordel spécialisé dans le sadomaso très hard. Moyennant un tarif affiché dans la cave, on pouvait torturer des jeunes filles -qui avaient été kidnappées, et qui appartenaient à la DDASS. Elles étaient sous le même contrôle social - théorique - que les disparues de l'Yonne. Les "clients" pouvaient écraser une cigarette allumée sur un sein pour 600 francs, ou apposer une croix gammée au fer rouge - il y avait une idéologie nazie dans ces activités - sur la peau d'une jeune fille pour beaucoup plus cher. Il est clair, quand on voit l'addition que cela pouvait représenter, qu'il y avait beaucoup de notables parmi les clients. Les voisins n'arrêtaient pas de voir arriver de grosses cylindrées qui venaient s'arrêter devant le pavillon. Et le tenancier tortionnaire avait un carnet, dans lequel il notait les noms de ses clients. On retrouve là le réflexe de certains nazis qui étaient très fonctionnaires, et qui avaient le souci du détail et qui tenaient des registres sur leurs crimes comme si c'était une activité industrielle ou commerciale.

Claude D. a été arrêté parce qu'une jeune fille a réussi à s'échapper et qu'elle a pu prévenir les gendarmes. Deux prisonnières ont été sauvées à ce moment-là, mais on ne sait pas depuis combien d'années ça durait et combien de jeunes filles sont passées entre les mains de ces tortionnaires et ce qu'elles sont devenues. Pendant l'enquête, le carnet d'adresses a disparu. Le plus beau, c'est qu'il s'est volatilisé dans le bureau du juge d'instruction. Et donc, lorsque Claude D. a été jugé, il n'y avait pas de clients dans le box des accusés. Une affaire de proxénétisme sans clients. Il a été condamné à perpétuité en 1991, et il a été remis en liberté dès l'an 2000. Certains pourront dire que le carnet avec tous les clients n'a pas été perdu pour tout le monde.

Retrouve-t-on souvent des personnalités influentes, des notables à l'intérieur de ces réseaux?

Je pense à ce qu'a dit le juge Connerotte qui était en charge du dossier Dutroux, au moment où il a été dessaisi: "On a touché au jouet des riches"... Il s'agit là d'un tabou, et donc ça coûte cher. Ce magistrat travaillait à la recherche d'un réseau, il a été dessaisi, et l'on a réécrit l'affaire Dutroux. Officiellement, c'est l'affaire d'un pervers isolé.

Moi, j'essaie d'en rester aux faits. Je pense que la pédocriminalité, la pédosexualité est sans doute l'une des dernières pratiques sexuelles qui permettent de "tenir" ceux qui se font piéger ou qui s'y adonnent. En France, au moins, le fait qu'un responsable vive sa vie dans des circonstances que certaines morales reprouvent, tout le monde s'en fiche, pourvu que ce soit entre adultes consentants. La pédosexualité est sans doute l'un des derniers domaines où l'on peut être l'objet de chantage. Je crois qu'il y a en France une longue tradition dans ce domaine. Je repense aux activités du SAC, un organisme para-policier, où l'on retrouvait des flics, des truands, tous avec la même carte tricolore. Le SAC avait certaines activités financières, et notamment il avait dans son giron une société dirigée par un certain Charlie Lascorz dont le travail consistait à organiser des parties fines, à inviter des personnalités et à les piéger en les filmant, en les photographiant. Ensuite les gens se trouvaient confrontés à des chantages, qui n'étaient pas seulement financiers, mais qui pouvaient s'apparenter à un trafic d'influence.

Je peux penser qu'actuellement, organiser une partie fine et introduire au cours de la soirée des mineurs avec prise de photos, ça piège tous les participants. Et je vois mal comment certains groupes se priveraient de cette arme qui peut leur procurer des parcelles de pouvoir et de l'argent.

Comment est appliqué le droit en France pôur les affaires de pédocriminalité?

Globalement, la Justice fonctionne normalement, même si les juges ne sont pas formés, ou n'ont pas de moyens, mais il y a en France un certain nombre de secteurs où le droit n'est pas appliqué. La région de Nice jusqu'à une période récente, les régions alpines, des poches dans la vallée du Rhône, Paris... Le droit prescrit que tout acte sexuel commis par un adulte sur un mineur de moins de 15 ans est un crime. C'est ça les textes. Et ces textes ne sont pas appliqués dans ces zones de non-droit. Lorsque 60 à 80% des plaintes exprimées par les enfants sont classées sans suite, ça veut dire que l'on considère ces enfants comme des présumés menteurs alors qu'ils sont à priori victimes. On leur dit "non, vous êtes coupables de mensonge". Il y a une inversion des valeurs. Lorsqu'on a été victime de ce genre de crimes sexuels, il y a une étape qui est indispensable pour pouvoir se reconstruire, c'est le fait qu'on vous reconnaisse le statut de victime. Pour tous ces enfants, c'est un déni de justice. On leur dit, "vous êtes des menteurs et pas des victimes". Ça ne peut s'appeler autrement que du non-droit.

Combien de documents pédocriminels avez-vous découverts?

Au début de l'enquête, nous avions un CD-ROM, qui contient 8.500 documents. Et puis, au cours de cette enquête, Laurence Beneux a trouvé un deuxième CD-Rom.

Lorsque l'enquête a été publiée au printemps 2000 dans L'Humanité puis dans Le Figaro, la Garde des Sceaux s'est déclarée troublée. Elle intervient alors dans le journal de France 3, où elle va tenir un langage étonnant... "Nous avons le fichier [qui était en possession d'Interpol], mais nous ne pourrons rien faire tant que nous n'avons pas le CD-Rom". Et ça, c'est étonnant, car déjà dans le fichier il y a des documents assez précis pour pouvoir commencer à travailler. Le lendemain de cette intervention, je remets donc le CD-Rom au procureur général auprès de la Cour d'appel de Paris, Alexandre Benmaklouf. Ce que je ne savais pas, quand je remettais le CD-Rom au procureur général, c'est qu'il l'avait déjà. Depuis un an. Et l'affaire avait été classée au bout de quelques semaines, au motif qu'il n'y avait pas matière pour une incrimination pénale. Je rappelle que dans ce CD-Rom il y a des viols de nourrissons...

Ensuite, Laurence Beneux, qui travaillait à l'époque pour Canal+, a eu accès au deuxième CD-Rom, qui contient des scènes de torture de petites fillettes insoutenables, et elle le remet à la Justice. Depuis, rien. C'est-à-dire que la Justice possède deux CD-Rom, et... strictement rien.

Au moment où nous parlons, nous avons vingt CD-Rom. C'est-à-dire entre 80.000 et 100.000 documents pédosexuels et pédocriminels. Ce sont des documents qui doivent servir pour identifier les enfants, pour les sauver. Derrière chaque photo, il y a un enfant réel, qui a été violé, qui souffre. Qu'est-ce qu'on va faire de ces CD-Rom? Pour moi, il n'est pas question de les remettre à la Justice française, quand on voit ce qu'elle a fait des deux premiers que nous lui avons confiés, je ne peux pas être complice de ça.

Vous avez déjà été menacé?

Oui. Des menaces de mort. Au moment de la sortie du livre. J'interprète ça comme des pressions, des tentatives de vouloir m'empêcher de faire mon travail, on veut me faire peur, me déstabiliser. Je pars du principe que si un jour on voulait m'abattre, on ne me préviendrait pas à l'avance. Je travaille en réseau avec d'autres journalistes. C'est ça la meilleure protection.

 

Blog de cheznous : AFleur de Coeur, Proche de Victime, Le livre de la Honte - Les réseaux pédophiles


Laurence Beneux, Serge Garde, Le Livre de la honte,

le cherche midi éditeur, octobre 2001.

Une enquête sans concessions.

 

Nous Sommes en 2008...

                          Qu'en est il aujourd'hui ??

A bientôt pour de simples vérités.

Stéphanie

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LeTTre OuVerTe d’Une ViCTime Aux RePréSenTanTs de la NaTiON  posté le mardi 05 février 2008 13:30

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe

 

Monsieur...

 

Nous allons vous soutenir.

Je reviens vers vous très vite.

Stéphanie.

 

Les enjeux de sa lettre ouverte à la Nation (pris dans les commentaires):

 

"Est ici en jeu la suspension de la prescription pénale, et mon affaire est une première jurisprudentielle qui permet dès aujourd'hui à tout avocat français de saisir un juge un temps indéterminé après les faits. Il faut qu'ils le sachent et qu'ils en soient informés.

Effectivement, mon affaire a été instruite 12 ans et demi après les faits (c'est à dire au-delà de la prescription).

AUCUNE prescription ne saurait tenir contre l'adage « contra non valentem agere non currit praescripto » dont la Haute Cour fait saine application en Droit Pénal comme en Droit Civil. (Cassation, Assemblée Plénière du 23 décembre 1999).

C’est-à-dire que l’on ne peut sanctionner l’inaction du justiciable par la prescription dans la mesure où il n’a pu exercer d’action en justice. Il s’agit de la cause suspensive de TOUTE prescription.

Ces dysfonctionnements noyés parmi d'autres, ailleurs, relèvent moins de l'anecdotique (au demeurant intolérable) et quotidien des victimes dont je suis, que du besoin de l'Etat français d'étouffer et taire cette jurisprudence, avancée Majeure pour toutes les Victimes.

Il faut le dire, le faire savoir.

Merci. "

 


 

Lettre ouverte d’une Victime

 

aux représentants de la Nation

 

……

 

Comment est étouffée impunément une affaire jurisprudentielle essentielle aux Droits des Victimes mettant en jeu la suspension de la prescription pénale.

 

Comment dans ce but ne sont pas recherchés ni interrogés en six années d’instruction criminelle des violeurs identifiés susceptibles de récidiver.

……

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Mon témoignage figure dans un ouvrage paru aux éditions Dunod.

 

Il est urgent que la Nation soit avisée de l’horreur que l’on fait subir à une victime ayant le seul tort d’avoir survécu à des crimes et de s’être courageusement portée en justice dès que la possibilité lui en a été donnée.

 

Faisant légitimement valoir pour la première fois en France la cause légale suspensive de prescription qu’est l’incapacité absolue à agir pour état traumatique,j’ai déposé plainte le 14 juin 2001 pour des faits de viols collectifs sur personne droguée et séquestrée, sévices et actes de barbarie, tentative d’homicide.

 

Avancée capitale en Droit Français dans le respect dû à l’Humain, ma plainte souffre depuis de dysfonctionnements répétés et d’errements intolérables de la part du Service Public Judiciaire. En 6 années, les dérives constatées sont d’une telle anormalité, les violations et légèretés si graves qu’il m’est difficile, en l’état de ce que je vis, de me considérer dans le pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.

 

Ces actes sont commis en votre nom,

au nom du Peuple français que vous incarnez :

  1. Au bout de 6 ans, clôture d’une instruction criminelle où 3 violeurs identifiés n’ont pas été recherchés ni interrogés

  2. Un juge s’abstient de répondre à l’injonction d’une Cour d’Appel de rechercher les mis en cause, en leur substituant des individus « nommément désignés » étrangers aux crimes

  3. Une information sans garde à vue, sans interrogatoires croisés ni confrontations

  4. Un témoin réputé « introuvable » dont l’identité et les coordonnées figurent dans un registre officiel

  5. L’occupant du lieu des crimes s’avérant être l’ami d’un des violeurs n’est ni questionné, ni mis en examen

  6. Le casier judiciaire des criminels présumés non vérifié

  7. Aucune mise en examen à la veille de la clôture, 2 interrogatoires de première comparution de pure forme, ordonnés en dernière minute et parfaitement illusoires

  8. Pas de recherches matérielles tendant à fixer la date des faits

  9. 2 lésions physiologiques sur 3 ignorées, la plus grave visible à l'oeil nu raillée par le juge

  10. Des conclusions psychiatriques qui s’affranchissent des constatations matérielles

  11. Une plainte additionnelle pour menaces de mort contenant l’aveu de l’auteur principal, rendue inexistante par le refus d’un procureur de la République de prendre un réquisitoire supplétif, véritable détournement des règles de procédure destiné à nier les faits

  12. Le développement d’une stratégie judiciaire tendant à refuser de traiter tout ce qui se rapporte aux faits nouveaux contenus dans cette plainte et éradiqués avec elle, comme tout ce qui est susceptible d’en révéler le bien-fondé :

l’inexploitation d’un enregistrement contenant l’aveu rendant incontournables des investigations ;
– l’ignorance des menaces de mort réitérées et sous condition proférées par l’auteur principal contre la victime et ses proches ;

  1. le refus d’assurer la sûreté des personnes par le rejet d’une demande de protection des témoins malgré des menaces de mort les visant personnellement, constitutif de mise en danger de la vie d’autrui

  2. L’escamotage par un magistrat de pièces du dossier, dont le certificat du Professeur LEBIGOT sommité mondiale du trauma établissant la réalité et la durée de la névrose traumatique de la victime

  3. Une enquête de façade :

degré zéro de l’investigation atteint avec des suspects entendus comme simples « témoins », l’audition en six années d’un seul des auteurs qui tient dans un procès-verbal de 10 lignes ne portant ni sur les crimes, ni sur leurs circonstances ;

– multiplication d’auditions inutiles, questions lapidaires et hors sujet ;

– abstention à vérifier les alibis, de s’assurer des déclarations jusqu’à réputer décédée une personne vivante, et de relever les nombreuses contradictions existant entre les dires des suspects présumés

  1. Les éléments de preuve essentiels fournis par la victime à des officiers de police judiciaire disparaissent sans être cotés au dossier et sans que leur remise ne soit visée dans son P.-V. d’audition, soit 26 pages détaillant les lieux, les protagonistes et leurs actes, une photographie de groupe sur laquelle ont pris soin d’être entourés les auteurs non recherchés

  2. Une instruction à charge contre la partie civile où les services de police n’hésitent pas à orienter les déclarations, dénaturent des procès-verbaux pour l’affubler d’un caractère « violent et vengeur », suscitant de vives réactions et l’envoi de courriers officiels des personnes auditionnées au juge d’instruction

  3. A l’issue de 6 ans d’instruction, des conclusions psychiatriques de dernière minute opérant par voie d’affirmations où l’on découvre subitement quatre pathologies réputées à bon escient antérieures aux faits dénoncés, contredites par l’ensemble des expertises judiciaires antérieures et les deux certificats médicaux occultés du dossier

  4. La victime privée du droit élémentaire d’obtenir une contre-expertise malgré les éléments objectifs tendant à la faire examiner par les Professeurs CROCQ et DALIGAND, spécialistes notoires du trauma

  5. La Privation par le Président d’une Chambre d’Instruction du droit de faire appel, conduisant à rendre inattaquable une expertise hautement critiquable qui fondera une clôture abusive, le tout sans débat contradictoire ni prise en compte des éléments figurant au dossier

  6. Le volte-face d’une Cour d’Appel qui use de motifs fallacieux pour justifier une clôture, tels que l’impossibilité de localiser le lieu des crimes désigné depuis l’origine, la faible épaisseur des cloisons autorisant à conclure qu’ils n’ont pas existé, mais qui s’abstient de répondre à un mémoire de 63 pages pointant le flux ininterrompu des manquements de la juridiction de premier degré comme à l’intégralité des demandes et moyens de la partie civile

  7. La négation complète de l’état de Victime, celle-ci faisant l’objet d’une véritable inquisition là où les auteurs présumés ne sont pas inquiétés, n’étant jamais reçue en 6 années d’instruction et fortement incitée à lâcher prise sauf à risquer une mesure de tutelle ou de placement

 

 

 Les autres violations

Carence d’un parquet à combattre le crime et multiplication de réquisitions négatives injustifiées – refus d’instruire officialisé à deux reprises par un juge d’instruction – refus de donner aux crimes leur exacte qualification juridique, restreignant abusivement le champ de l’enquête – dévoiement de l’expertise judiciaire utilisée contre la victime en lieu et place des vérifications matérielles élémentaires sur les faits et les criminels – expertises aux missions tronquées et réalisées dans des conditions matérielles ou déontologiques désastreuses – rapport d’expertise disant tout et son contraire – dires de l’expertisé remaniés et faussés rétention abusive de conclusions d’expertise par un juge durant 9 mois absence d’information donnée au justiciable en violation de l’article 175-3 du c.p.p. – refus dans le cadre de son pourvoi en cassation d’accorder l’aide juridictionnelle à une victime de viols au R.M.I. – confirmation définitive par les services de la présidence de la Cour de Cassation laissant une victime sans l’assistance d’un professionnel s’engager seule dans une procédure particulièrement complexe déterminant sa vie entière – le droit de la Victime à former un pourvoi en cassation réduit à une peau de chagrin par le jeu de l’article 575 du c.p.p. autorisant le Ministère public à persister « légalement » dans son déni en lui fermant cette voie par son abstention volontaire à en régulariser un lui-même – refus non motivé d’un conseiller à la Cour de Cassation de faire application des exceptions légales ouvertes par la Loi

 Cette situation ne peut perdurer, qui consiste à entraver artificiellement le cours d’une jurisprudence de première importance pour les victimes d’infractions criminelles.

 

Il est inenvisageable qu’en France, en l’an 2008, l’action d’une victime de crimes graves soit moralement et illégalement empêchée, impunément étouffée dans l’indifférence et le silence le plus total.

 

Il est inadmissible que des instances proches de la Cour de Cassation agitent le spectre de l’irrecevabilité du pourvoi formé par elle dans des conditions préjudiciant à l’ordre public comme aux intérêts premiers d’une partie civile ayant eu à subir des viols collectifs.

 

Il est inconcevable en l’état des violations constatées qu’un pourvoi en cassation fondé en droit sur l’absence totale de motivation d’un arrêt d’appel puisse être éteint sous couvert d’une irrecevabilité parfaitement imaginaire et sans que la Haute Juridiction ne l’examine au fond ; les conditions d’application de l’article 575 alinéa 2 étant utilement invoquées et remplies.

 

Cette ultime déviance, marquée du sceau de l’infamie, conduirait à admettre une situation ruinant la crédibilité de notre système judiciaire, la dignité de nos Institutions comme à laisser sans vergogne trois dangereux criminels dans la nature.

 

J’en appelle à la droiture de votre conscience morale et politique, à votre humaine intelligence, à votre cœur de femme et d’homme : la sauvegarde des droits fondamentaux du justiciable s’en remettant à la Loi devant les Tribunaux doit être préservée.

 

Laissant les moyens à employer à votre libre appréciation,

je sollicite très officiellement votre intervention pour :

  • garantir la bonne et stricte application des dispositions légales édictées à l’alinéa 2 de l’article 575 du Code de procédure pénale et la bonne fin du pourvoi déposé le 10 septembre 2007 fondé comme excipant de l’absence totale de motivation d’un arrêt d’appel n’ayant répondu à aucune des demandes, moyens et plus largement à l’intégralité du mémoire de la partie civile ;

  • vous assurer dans le respect dû à la sécurité et à l’intégrité des personnes du renvoi à l’instruction d’un dossier abusivement clos pour que soient interrogés trois auteurs présumés à ce jour identifiés et jamais appréhendés ;

  • solliciter à titre personnel ou par voie de commission la communication de l’entier dossier en vue de constater par vous-même la réalité des dysfonctionnements et comportements dénoncés dans la présente pour empêcher qu’ils se reproduisent.

Afin qu’il ne soit pas dit que les victimes sont plus responsables que leurs élus,

Je reste dans l’attente de tout entretien portant sur l’objet de cette missive et tiens à disposition tous documents nécessaires.

Ne doutant pas de votre vive et rapide réaction en un moment crucial pour les Droits de L’Homme.

 

Benson, le 21 janvier 2008

Benson

 

 

 

Copie pour information et action à :

  • Madame Dati le Ministre de la Justice

  • Monsieur le Président de la Cour de Cassation

  • Monsieur le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature

  • Monsieur le Président de la Cour des Comptes

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Au NOM de l'EnFAnCe et DeS ViCTiMeS ... NON à La PReSCriPTiON  posté le mercredi 30 janvier 2008 13:16

Blog de rechezstefou : STeFOu, Une Maman COnTre L'inCOnCeVaBLe
 ViDeO de SeNsiBiLisaTion

     

Les co-auteurs de la pétition : http://petition-antiprescription.net/

Daniel Boirat

Victime de l'inceste et de la pédophilie
42 ans, vie maritale
Technicien informatique
Photographe amateur
Fondateur et créateur du forum http://vivreapreslinceste.net

Marie-Dominique Lecluse

Victime et proche de victimes de la pédophilie incesTueuse
46 ans, mariée, trois enfants
Maman comblée à plein temps
Enseignante, écrivain (membre diverses sociétés d’auteurs)

Jean-François Lecluse

Victime et proche de victimes de la pédophilie incesTueuse
45 ans, marié et père de famille
Salarié et artiste sculpteur (inscrit Maison des Artistes et Syndicat national des Sculpteurs et Plasticiens)
Membre de la collégiale d’une association d’artistes

 

Je tiens ici à remercier les co-auteurs de la pétition.

Stefou

 


 

 

J'ai signé la pétition qui va CONTRE la honte

 

Libre à vous de filer... de passer... et de remettre à demain... voir même d'oublier

LIBRE A VOUS D'ENFERMER LES VICTIMES EN PRISON DU SILENCE 

 

J'AI SigNé Ce QUe J'eN PEnSe

La justice et ses injustices... Nous demandons à nos enfants, à la jeunesse d'être respectueux et "presque" reconnaissants d'être éduqués, même dans un milieu de pas sages... Si ils croisent le loup, qu'ils se terrent en raison de la TERREUR, ... au fil du temps..., se déterrent de cette prison de la honte, ... au fil du temps..., veulent pointer du doigt le pas sage qui les a salis, le dénoncer aux sages que composent notre justice , ... au fil du temps ... ce fil qui les trahis ... ce temps qui a filé ... et l'espoir de se sentir propre envolé !! Un passage gravé... Un pas sage sauvé... Au fait, une question... Elle est mienne je vous rassure et ne me croyez pas ironique, mais soyez certains de ma colère!! N'est-il pas préférable aujourd'hui de voler l'insouciance des enfants que de voler une banque?? Vu les peines encourues, même pour les attouchements sexuels, je ne pense pas que je vais aller me faire une bijouterie demain, mais plutôt un p'tit bijou enfantin!! Vous me trouvez crue?? Alors comment osez vous aujourd'hui faire de ces loups et de es louves des libertés incestueuses, sexuelles, scandaleuses, honteuses, répugnantes, ... et de mettre en prison du silence les VICTIMES!! J'ai honte, honte de cette injustice... Honte que la justice laisse les pas sages et enferme les victimes!! Honte qu'elle participe AUSSI à des petites peines qui en font des récidivistes!! je crie HAUT et FORT NON à la prescription des crimes sexuels commis sur les enfants. Et je crie HAUT et FORT OUI pour qu'enfin des peines justes de sens, justes de justice, justes... tout court... soient criées dans les cours des tribunaux!! Que les juges, les présidents, les docteurs, les profs, les maires, les curés, tous les pas beaux payent leur vol d'insouciance par du temps entre quatre murs!! Ho non pas que des ouvriers, des éboueurs, des employ&#